Jacqueline VICTOR

Conseillère Régionale d’Île de France, membre de l’Observatoire de la Parité


La loi du 13 juillet 1983 relative à l’Égalité Professionnelle entre les femmes et les hommes issue de la revendication de mouvements féministes s’inscrivait dans une évolution législative tendant à réduire les inégalités, notamment en matière d’emploi.

Le constat est bien connu : les faits démontrent que dans le domaine des relations professionnelles, persiste une profonde inégalité au détriment des femmes, qu’il s’agisse des écarts de rémunération, du taux de chômage, du travail à temps partiel.

Qu’en est-il aujourd’hui de son application, elle apparaît modeste et de fait son impact sur les inégalités entre les femmes et les hommes reste en deçà des espoirs qu’elle avait suscités.

POSITIONS DES SYNDICATS AUDITIONNES PAR LA DÉLÉGATION NATIONALE A L’ÉGALITE PROFESSIONNELLE

  1. La CFDT : Les comités d’entreprise étaient plus préoccupés par le maintien la sauvegarde des emplois que par une mise en œuvre volontariste de l’égalité professionnelle. C’est la raison pour laquelle, malgré cette loi, les inégalités entre les hommes et les femmes ont que perduré.

  2. Force Ouvrière : La dynamique juridique pour l’égalité est très forte et pas seulement en ce qui concerne l’égalité entre les hommes et les femmes, selon eux, il convient de noter une évolution en ce qui concerne les axes de réflexion qui sont passés successivement d’un objectif d’égalité des droits de traitement et aujourd’hui à l’égalité des droits de traitement et aujourd’hui à l’égalité des chances (perspectives communautaires actuelles). 

FO note néanmoins la persistance d’un important écart salarial entre les hommes et les femmes. 

Mais il est nécessaire que conformément à la loi ROUDY les employeurs se conforment dans un premier temps à l’obligation de rendre un rapport annuel sur la situation comparée des femmes et des hommes dans les entreprises, en vue de faire rétablir l’égalité des traitements entre les salariés des deux sexes. 

  1. La CFDT : Grâce à cette loi, on a progressé sur quelques points On ne peut plus notamment négocier la réduction du temps de travail sans avoir en tête l’égalité professionnelle, il faut des femmes dans les lieux de négociation.

  2. La CGT : Ce qui est important aujourd’hui, c’est de saisir l’opportunité sur la réduction du temps de travail pour réorganiser. Pour leur syndicat la perspective est celle de l’égal accès des hommes et des femmes aux postes de pouvoir.

Force est de constater le bilan modeste de cette loi dont l'efficacité doit être renforcée par la mise en place de dispositifs dont on retrouve une partie dans la proposition de loi de madame GENISSON :


Retour au sommaire du colloque