Déléguée Nationale CGC au pôle protection sociale
La conciliation entre vie familiale, vie professionnelle et vie personnelle pour les femmes
La part prise par les hommes dans les tâches domestiques est aujourd’hui de 15 à 18% et n’augmente que de 2 % tous les 10 ans.
Avec les 35 heures, un premier bilan semble montrer que les heures que gagneront les femmes seront affectées aux tâches domestiques ou à la garde des enfants, en vue de faire des économies.
L’augmentation des horaires atypiques et de la flexibilité impose aux entreprises de s’intéresser à l’évolution des problèmes de gardes d’enfants, ne serait-ce que parce qu’avoir des femmes cadres débarrassées de ce souci ne peut qu’augmenter l’efficacité de travail de celle-ci.
Il y a beaucoup à faire également en matière d’évolution des mentalités parmi les femmes elles-mêmes : pourquoi, par exemple, sont-elles si peu nombreuses à prendre des responsabilités syndicales ?
La conciliation entre ces trois vies prend en ce moment une autre dimension avec l’augmentation des familles à quatre, voire cinq générations.
L’Allocation Parentale d’Éducation (A.P.E.) est critiquable en ce qu'elle isole de nombreuses femmes du monde du travail à la fin de leur congé parental.
On note que l’égalité entre hommes et femmes consiste souvent à porter les dispositions concernant spécifiquement les femmes, donc plus souvent favorables, au même niveau que celui des hommes.
C’est ainsi que lors de la première loi sur l’égalité professionnelle on a unifié l’âge auquel hommes et femmes pouvaient avoir droit à la pension de réversion. Mais on a malheureusement abouti au résultat suivant :
- les femmes qui pouvaient y prétendre dès 50 ans n’y ont désormais droit qu’à 60 ans,
- les hommes qui pouvaient y prétendre à 65 ans y ont désormais droit dès 60 ans.