Directrice du développement de l'Association pour Faciliter l’Insertion professionnelle des Jeunes diplômés (AFIJ)
L’AFIJ s’occupe des jeunes diplômés à la recherche de leur premier emploi. A ce titre, elle mène chaque année en juin une enquête sur 3 000 jeunes de niveaux et de régions différentes, inscrits à l'AFIJ. Ceux-ci ont pour trait commun d’être diplômés de l’année précédente.
En France, en 2000 un jeune sur deux, arrivant sur le marché du travail, aura un diplôme d'enseignement supérieur. Parmi les jeunes, 55 % sont des jeunes femmes.
Les indicateurs ouvrants font apparaître des spécificités en matière d’insertion professionnelle des jeunes diplômés selon qu’il s’agit de jeunes hommes ou de jeunes femmes.
Équivalence du taux d’insertion et du temps de recherche d’un emploi après obtention du diplôme. Ces taux sont effectivement équivalents pour les garçons et les filles.
Divergences sur la qualité de l’emploi trouvé, 40 % des jeunes femmes le considère comme un emploi d’attente alors que seulement 26 % des jeunes hommes le pense.
Disparité des rémunérations : Les jeunes femmes sont beaucoup plus nombreuses (27%) que les jeunes hommes (11%) à démarrer au SMIC. La proportion est inversée lorsque l’on s’intéresse aux tranches des salaires élevés : si 25% des jeunes hommes perçoivent dès leur premier emploi une rémunération située entre 12500 F et 15 500 F brut mensuels, elles ne sont que 11 % dans ce cas.
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Conclusion : L’égalité d’accès à l’emploi des jeunes diplômés hommes et femmes est aujourd'hui une réalité. C’est en ce qui concerne la qualité d’emploi obtenu que les disparités surgissent entre eux.