Député des Hauts de Seine, premier maire adjoint de la ville de Boulogne
Il existe de nombreux textes visant à abolir les discriminations entre hommes et femmes.
les conventions 100 et 111 de l’Organisation Internationale du Travail ;
la convention de l’ONU du 18 octobre 1979 ;
l’article 119 du traité de Rome ;
la Directive Européenne du 9 février 1976 ;
la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 ;
le préambule de la Constitution de 1946 ;
les Lois Auroux et la Loi Roudy.
Mais ils n’ont pas suffit à faire progresser l’égalité professionnelle de manière satisfaisante. De quels moyens dispose-t-on pour remédier aux inégalités ?
La formation des femmes y contribue, mais la question centrale reste celle de la conciliation entre activité professionnelle et contraintes de la vie familiale lesquelles pèsent encore largement sur les femmes.
La mise en place d’une véritable politique familiale et non d’une politique sociale. Les femmes ne veulent plus avoir à choisir entre vie familiale et vie professionnelle. Elles parviennent mieux aujourd’hui à concilier les deux, mais sans le nombre d’enfants qu’elles souhaiteraient. Pour pouvoir exaucer ce vœu, il faut davantage les aider dans leur organisation quotidienne. Le législateur devrait notamment intervenir pour amoindrir le décalage qui existe aujourd’hui entre calendrier économique et calendrier scolaire.
En matière d’égalité professionnelle, il ne faut pas créer d’obligation comme le fait la proposition de la Génisson. Il faut agir avec souplesse, car imposer des obligations, c’est prendre le prendre le problème à l’envers. Aujourd’hui, c’est autant l’entreprise qui ne fait pas de place aux femmes, que les femmes qui ne peuvent supporter les sacrifices à consentir à leur entreprise. A cet égard, la loi sur la réduction du temps de travail aura un impact sur l’égalité professionnelle, mais elle risque aussi de pénaliser les femmes en les éloignant un peu plus de l'entreprise. Cela peut-être source de discriminations supplémentaires. Les hommes travailleront chez eux sur leur ordinateur portable pendant que les épouses seront dans la cuisine avec les enfants.
C’est un domaine dans lequel il faut des propositions concrètes. Par exemple, il faut permettre aux femmes enceintes ayant des emplois incompatibles avec leur grossesse de se voir attribuer un emploi qui l’est : en effet, les mettre en congé maladie n’est pas une solution car les indemnités maladie sont inférieures aux indemnités maternité (proposition de la CGT Hauts-de-Seine).
Pour conclure, sachons faire avancer l’égalité professionnelle avec souplesse, adaptation et droit à l’expérimentation.