Vice-Secrétaire Général de l’Union Régionale CFDT Île de France chargé de la mixité
Quelle responsabilité pour les acteurs concernant l’égalité professionnelle hommes-femmes ?
Il faut faciliter la vie des entreprises qui ont à gérer les problèmes d’organisation liés aux maternités. Si différentes structures, différents acteurs les aident à anticiper, à s’organiser, le regard de l’employeur porté sur les femmes en âge de procréer changera pour devenir plus positif et leur être donc plus favorable.
Il faut mette en œuvre le « réflexe égalité » ou « mainstreaming » dans l’ensemble des actions revendicatives. La CFDT, quant à elle, se donne deux ans pour mettre en œuvre, au sein de son syndicat, une réelle mixité hommes - femmes.
La CFDT adhère au principe d’égalité professionnelle hommes – femmes. Elle estime qu’on est passé d’une logique de protection des femmes parce qu’elle va à l’inverse de la logique d’égalité. La CFDT est totalement opposée à l’interdiction du travail de nuit des femmes alors qu’on l’autorise pour les hommes. Si on l’interdit, il faut l’interdire pour les femmes et pour les hommes.
Quel sera l’impact de la réduction du temps de travail en matière d’égalité hommes –femmes ?
Elle n’apportera pas dans l’immédiat aux femmes de grands changements : on sait en effet que pour l’instant ce temps libre est affecté à l’exécution de tâches ménagères ou à la suppression de certaines heures de garde des enfants mais rarement au développement de leurs activités personnelles, mais les mentalités sont en train de changer.
Pour les hommes et plus particulièrement les cadres, la RTT peut être l’occasion d’une discussion avec l’employeur sur les nouvelles modalités de travail en résultant, et pour eux, d’une réflexion sur l’emploi de ce temps libéré pour la vie familiale.